Un cadeau de 800$ de Delta Airlines

J’ai eu une surprise plutôt étonnante de la part de Delta lors de mon dernier voyage vers Miami, et ce n’est pas rien.

J’ai toujours quelque chose à raconter lorsque je pars en voyage… Hormis les souvenirs de vacances, j’ai souvent droit à quelques surprises à l’aéroport. J’ai d’ailleurs une autre histoire à vous réserver pour le retour !

Les Américains, rois du surbooking

Lors de mon dernier déplacement à Miami fin juin, j’ai profité d’une pratique qui est très courante aux Etats-Unis : le surbooking. Le principe est simple : la compagnie vend plus de billets qu’il n’y a de places dans l’avion. Cette pratique se fait aussi en Europe, mais je ne l’ai jamais rencontrée sur mon chemin.

montreal miami

Pourquoi ? Pour tout vous avouer, je ne comprends pas trop l’intérêt d’une telle pratique, financièrement parlant pour la compagnie aérienne. Certains amis experts de l’aéronautique et de ses pratiques commerciales pourront certainement nous en dire plus. En attendant, nous nous contenterons de mes lumières modestes de frequent flyer.

Pourquoi sur-vendre un vol ?

Je pense que l’une des raisons principales est de vendre toutes les places dans l’avion, et être ainsi certain de remplir l’avion à 100%. Car oui, les compagnies se préparent grandement aux passagers no-show, ceux qui ne se présenteront jamais à l’aéroport, pour être brève. Aux USA, la loi est claire : la compagnie doit demander si des passagers sont volontaires pour « offrir » leur siège, avant d’éjecter tout autre passager de l’avion.

Viser les vols populaires

Sans le vouloir, j’ai souvent droit aux vols surbookés quand je voyage sur le territoire américain. Je n’ai jamais cherché à laisser ma place, jusqu’à ce que je me rende compte que ça pouvait être très bénéfique, à condition d’être patient et de n’avoir aucun inconvénient (correspondance, amis qui nous attendent à l’aéroport, etc).

Au contraire, c’est moins amusant de se faire « dégager » d’un vol lorsqu’on a des impératifs, chose que je n’ai jamais vécue, mais assez frustrante je présume. Les routes populaires, les vols transcontinentaux ou transatlantiques sont donc très souvent sur-vendus. L’année dernière, je me suis proposée en tant que volontaire sur un vol Atlanta-Amterdam mais pas de chance, mon routing était trop compliqué. Ce n’était que partie remise.

Un bon de 800$ venu du ciel

Me voilà donc en route vers Miami depuis Montréal il y a quelques jours, avec escale à Atlanta. Arrivée en Géorgie, j’ai 3h d’attente pour mon prochain vol. Je me suis occupée comme je pouvais jusqu’à ce qu’il y ait un peu d’animation.

L’heure d’embarquement approche. Delta nous annonce qu’il y a 4 personnes en trop sur le vol, et qu’elle offrira 500$ sous forme de bon d’achat à valoir sur Delta à tout volontaire. Elle nous informe aussi que le prochain vol est dans une petite heure !

Je n’ai aucun impératif et je me dis que l’attente payée 500$/h… Vous voyez le topo. Je fonce au comptoir. Je suis la 2ème volontaire. On me remercie et on me demande de ne pas embarquer. Environ 20 minutes plus tard, l’heure de décollage approche et Delta demande… encore 4 autres personnes en catastrophe ! Les gens râlent, deviennent impatients et là, le message venu du ciel : « Nous offrirons 800$ à tous ceux qui se désistent !« 

delta voucher

C’est mon jour de chance. Les passagers se bousculent littéralement pour aller au comptoir et Delta trouve vite ses 8 passagers au total, dont moi. Et j’ai bel et bien hérité de 800$, malgré les 500$ annoncés au départ. Je peux utiliser le bon pour n’importe quelle destination pendant 1 an.

Est-ce vraiment bénéfique pour la compagnie ?

L’ironie de l’histoire, c’est que mon vol initial a décollé avec une trentaine de minutes de retard, et le vol suivant pour Miami était à l’heure. Donc très peu d’attente au final pour moi.

Quand on fait le calcul, la compagnie a donc offert 6400$ à ses volontaires. Ca fait cher l’addition, même si on prend en compte le fait qu’elle aura peut-être vendu un ou deux sièges très très chers de dernière minute grâce à ce surbooking. Même s’ils se font peut-être une marge, cela vaut-il vraiment la peine de prendre ces risques et d’obtenir des clients mécontents ? Mouais.

Quid du bon d’achat

Certains préféreront du cash, d’autres un bon. Le bon est très bien dès lors qu’on vole sur la même compagnie, ce qui est mon cas pour maintenir mon statut Flying Blue. Alors je prends. Il arrive que du cash soit proposé, pourquoi pas, chacun ses préférences. Si vous êtes optimiste, tentez d’obtenir un upgrade en plus du bon d’achat :).

Avez-vous déjà fait face à un avion sur-vendu ? Etiez-vous l’un des heureux élus ou au contraire, le malheureux passager ?

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